La même année, nous déménageons à l'école de la Roseraie. Nous sommes enfin dans nos murs et pouvons nous entraîner tous les soirs de 18:00 à 22:00. Le Dr Hanhô Rhi visitait fréquemment notre dôjô et quelques autres visites contribuèrent à entretenir l'enthousiasme de nos pionniers, en particulier l'inoubliable visite de Tokyo Hirano, que nous avions déjà reçu à la rue Général-Dufour en 1952, ainsi que la visite de l'extraordinaire équipe de Corée forte de six membres, durant l'été 1955. Nouveau déménagement en 1956, cette fois au 5, rue Liotard. C'est là que beaucoup de membres encore présents aujourd'hui, firent leurs premières armes. En 1958, le club engageait son premier enseignant professionnel: Me Mitsuhiro Kondô, à temps partiel d'abord, puis à plein temps.
L'année 1958 marqua un nouveau tournant dans l'histoire du SDK. C'est à cette époque que le club décida d'élargir l'évemntail des disciplines martiales. Une série de démonstration publiques eut lieu au dôjô de la rue Liothard. Organisées par Me Kondo, Me Hirochi Mochizuki et Me Alcheik, ces démonstrations firent connaître aux Genevois le karate-dô, l'aikidô et le kendô, sans parler du sumo. Lorsque Me Kondô décida d'ouvrir son propre dôjô en 1970, le SDK engagea Me Haruyoshi Watanabe.
En 1976, un dernier déménagement nous vit nous installer au 66, rue Liotard, où nous nous entraînons encore actuellement. Ce magnifique dôjô de 775 m2 obtenu grâce à la compréhension du Service des Ecoles de la Ville de Genève pouvait enfin accueillir confortablement les sept disciplines d'alors : le judô, l' aikidô, le karate-dô, le kendô, le yoseikan-budô, le jodô et l'iaidô. La huitième discipline, le kyudô, était venue s'y greffer au milieu des années 70. Cette dernière discipline dut s'expatrier assez vite à cause de la hauteur insuffisante du plafond du local de Liotard. La section kyudô s'entraîna donc depuis 1982 dans la salle de gymnastique de l'Ecole du Chemin de Roches et maintenant à l'Ecole du Corbusier.
Me Watanabe parti à la retraite, l'enseignement fut assuré, dans chaque discipline, par des membres du SDK parvenus à un degré suffisant de maîtrise technique. Quelques Japonais aidèrent encore le SDK à maitenir un haut niveau technique: M. Ôya, M. Ôhira et, actuellement M. Nakamura pour le judô, Me Ikeda pour l'aikidô, Me Watanabe pour le kendô, Me Nakajima pour le karate-dô. D'autre part, la visite sporadique de maîtres japonais a contribué - et conribue toujours - au développement du budô japonais dans notre club. En 1980, organisée par la section jodô, la venue de Me Otake de la tradition Kantori Shintô Ryû, de Me Draeger et de Me Kaminoda, (Shintô Musô Ryû) fut l'occasion pour le public genevois d'admirer des démonstrations uniques d'arts martiaux classiques.
Deux nouvelles disciplines frappent actuellement à la porte du SDK: le shodô et le sumo. Si cette dernière fut acceptée lors de l'assemblée générale de 1977, le shodô (calligraphie japonaise), qui n'est pas à proprement parler une discipline martiale, est enseignée depuis près de 15 ans, officieusement, une fois par mois. Le shodô représente l'aspect culturel et littéraire de nos activités martiales, il est important que les membres du SDK n'ignorent pas la possibilité de s'enrichir de cette manière-là aussi.
Shung Dô Kwan ou Shû Dô Kan?
Beaucoup de Japonais sont perplexes à l'énoncé du nom de notre club. La prononciation des trois idéogrammes est en effet coréenne. Les Japonais les prononceraient Sû ou Shû Dô Kan. Shung ou Sû/Shû signifie Noble; Dô: la Voie; Kwan ou Kan signifie le Lieu, le Bâtiment. L'amalgame des ces trois kanji donne: le Lieu (où l'on étudie) la Noble Voie. C'est en mémoire du parrain de notre club, le Docteur HanhÔ Rhi, qui l'a baptiseé en 1953 alors que le club se nommait Jiu-Jiutsu Club de Genève, que les comités successifs ont tenu à garder la prononciation coréenne.
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Membres d'honneur
Gaston de Haller
Un des fondateurs de notre club. Jûdôka (1er dan), excellent technicien, il avait la responsabilité de former les débutants pour qui il était un peu le père et le professeur à la fois.
André Blanc
Conseiller de la Ville de Genève, il a été le négociateur avec les dirigeants du SDK de l'époque pour l'acceptation et l'attribution du dôjô actuel.
François Fischer
Aikidôka, jûdôka et kendôka, il a dirigé le club de main de maître pour le remettre financièrement sur les rails.
Désiré Schneuwly
Membre du SDK de la première heure. Jûdôka (4e dan), il s'occupait surtout des enfants dont il était très aimé. Il était également arbitre national.
Hachihei Ôya
P. Ochsner et P. Krieger avaient remarqué ce petit bonhomme lors de leur séjour au Japon. Excellent 5e dan, Hachihei fut le premier jûdôka invité temporairement au SDK. Très attachant, il sut démontrer qu'un jûdôka de petite taille avait toutes ses chances.
Stephan Garlinsky
Kendôka passionné, il a tenu la section à bout de bras et assura l'intérim entre Me Kondô et Me Watanabe (Susumu).
Susumu Watanabe
Résidant à Genève pour raisons professionnelles, Me Watanabe, généreux et dévoué, a fait de la section kendô ce qu'elle est actuellement. C'est avec regret que le club l'a rendu au Japon.
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Président(e)s du SDK
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Gaston de Haller |
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1947 |
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1948 |
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Simon Jean |
1948 |
1948 |
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Joseph Vallélian |
1950 |
1962 |
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Claude Tripet |
1962 |
1963 |
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François Fischer |
1963 |
1968 |
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André Masméjan |
1968 |
1971 |
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Marcel Martin |
1971 |
1974 |
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Charles Ochsner |
1974 |
1977 |
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Marc Noguet |
1977 |
1978 |
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Jean-Denis Scheibenstock |
1978 |
1980 |
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Pierre Jordan |
1981 |
1984 |
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Pierre Ochsner |
1984 |
1987 |
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Mauro Poggia |
1987 |
1990 |
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|
Pierre Ochsner |
1990 |
1992 |
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Ysabelle Megevand |
1992 |
1995 |
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Claude Olson-Aebi |
1995 |
2001 |
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Stefano Moioli |
2001 |
2002 |
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Barbara Bremgartner |
2002 |
2004 |
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Laurence Wiedmer |
2004 |
2005 |
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Marie-Claude Hefti |
2005 |
2011 |
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Jean-Michel Kaliszewski |
2011 |
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