Horaires Iaidô
(dôjô Cayla)

Lundi 20.15 à 21.45 (Général)
Mardi 18.00 à 19.30 (Général)





Iaidô
"La Voie de l'harmonie dans l'existence"


Un «nukitsuke» de Me Ichitarô Kuroda, au Renbukan de Tôkyô, à la fin des années 60.
Historique de l'iaidô : Au lieu de risquer de se perdre dans la généalogie compliquée des nombreuses écoles de iai, disons plutôt que, depuis le jour même où fut forgé le premier sabre, le guerrier s'est intéressé à l'art du dégainement. La spécificité du guerrier japonais dans cet art repose sur la constatation suivante: on ne trouve pour ainsi dire aucun bouclier dans toute l'histoire martiale du Japon. Le sabre n'a qu'un côté tranchant, et la garde est si petite que son rôle est moins de protéger le bras que d'équilibrer le sabre. Par conséquent, le guerrier japonais, faisant fi de toute protection encombrante se trouve dans l'obligation de compenser ce manque de sécurité par une technique à toute épreuve.

L'iai ne concerne que le dégainement qui se fait selon le principe de kôbo-ichi (attaque et protection ne font qu'une). En d'autres termes, le guerrier ne dégaine son sabre que pour couper dans le même mouvement, et ceci depuis n'importe quelle position dans n'importe quelle direction. Tout l'iai est là.

Les diverses écoles de iai rivalisèrent d'ingéniosité pour affiner et améliorer ces techniques de dégainement où la rapidité se traduit non pas par la vitesse, mais par la sobriété du mouvement et le «moment juste» choisi pour le faire.

Pascal Krieger.
La tradition la plus populaire au Japon est celle de Musô Shinden Ryû, fondée par Hayashizaki Jinsuke Shigenobu. Elle est composée de mouvements simples mais extrêmement éducatifs. D'autres traditions, plus martiales, peuvent être ensuite abordées par le pratiquant formé à cette première école.

La section iaidô du SDK au stage de coupe (tameshigiri) de Bienne à la fin des années 80. Le résultat des coupes gît devant le groupe.














Historique de la section iai du SDK : Pascal Krieger, durant son séjour de six ans au Japon, a rencontré, en 1969 Me Ichitarô Kuroda, instructeur d'iai de la Police métropolitaine de Tôkyô. C'est avec lui qu'il a travaillé la tradition Musô Shinden. Revenu au pays, Pascal fonde officiellement une section iai en 1976. Il fait, en 1977, la connaissance de Me Malcolm T. Shewan, formé au sabre dès l'âge de 8 ans. Cet Américain d'origine écossaise permit à Pascal de continuer de progresser dans l'art de l'iai, puis du kenjutsu (art de l'escrime avec sabre en bois). La section d'iai du SDK est une des trois petites sections (avec le jôdô et le kyûdô) et l'enseignement y est traditionnel et personnalisé. Pascal est, avec Me Shewan, co-responsable de la Fédération européenne d'iai, basée au SDK.

Me Malcolm T. Shewan, effectuant une coupe gyaku-kesa (diagonale de bas en haut).
Techniques : L'iai se pratique sous forme de kata composés de quatre mouvements: le nukitsuke, dégainement proprement dit; le kiritsuke, la coupe; le chiburi, nettoyage de la lame par secouement; et le nôtô, le rengainement. Ces kata se font depuis une position assise ou debout, selon les techniques. La pratique de l'iai proprement dite (pratique solitaire) se monte à environ 70% du travail. Le travail de kenjutsu à 28%, de façon à permettre au pratiquant d'expérimenter le travail à deux. Une fois par année, afin de tester les techniques effectuées seul durant toute l'année, la section du SDK organise un stage de coupes (tameshigiri) au bord du lac de Bienne. A cette occasion, des nattes de plage tressées et humidifiées sont à disposition des pratiquants pour tester leur art.

Enseignement : Pascal Krieger (Co-Directeur technique de la Fédération européenne de Iai) est assisté par Jean-Louis Martin (3ème dan Chuden FEI).




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