Horaires Kyudô
(dôjô Le Corbusier)

Lundi 20.00 à 22.00 (Général)
Mercredi 20.00 à 22.00 (Général)
Vendredi 20.00 à 22.00 (Général)


Calendrier des stages 2008/2009
(dôjô Le Corbusier)

Samedi 14.00 à 18.00
Dimanche 09.00 à 12.00
Dimanche 13.30 à 17.00

29 et 30 août 2009
26 et 27 septembre 2009
31 et 01 novembre 2009
16 et 17 janvier 2010
13 et 14 février 2010
13 et 14 mars 2010
29 et 30 mai 2010
26 et 27 juin 2010





Kyûdô
"La Voie de l'arc"


Historique du kyûdô : Pour les Japonais, l'arc a toujours eu une profonde signification historique et culturelle. Depuis les temps les plus anciens, l'arc japonais a eu une dimension à la fois sacrée et fonctionnelle. Son évolution pratique ne s'est jamais faite au détriment du respect de la beauté, ni de l'élégance simple de sa forme. Même s'il a longtemps été une arme de guerre, l'arc a toujours été un objet symbolique et esthétique. Lorsque l'arc est devenu une arme obsolète sur les champs de bataille, l'aspect spirituel du tir s'est développé en tant que discipline au service de la paix et du développement personnel, dans l'union de la vigueur de la tradition du guerrier et de la dignité du cérémonial. Parmi les ryû (traditions) célèbres, on citera Ogasawara (1240) et Heki (1440). Chemin d'élévation et de développement, le concept du rei respect des autres est devenu la discipline morale qui unit ces éléments et établit les fondements de la pratique du kyûdô la Voie de l'Arc terme utilisé pour la première fois en 1660 par le Maître Morikawa Kôzan.

Awa Kenzô
Dans les années 1930, le philosophe allemand Eugène Herrigel écrit un petit classique "le Zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc", dans lequel il raconte son expérience de l'étude du kyûdô chez le grand Maître Awa Kenzô. Ce livre a été la première introduction du kyûdô en Occident. Le rôle joué par Herrigel dans le kyûdô à cette époque reste singulier, et ce n'est que dans la période d'après-guerre, quand les contacts se font plus nombreux que, progressivement, quelques Européens vont à la rencontre du kyûdô et rapportent, dans leurs propres pays, leur expérience personnelle. Ces débuts se situent vers la fin des années 60. L'intérêt s'est dès lors lentement mais régulièrement développé. Aujourd'hui, quinze pays forment la Fédération Européenne de Kyûdô (E.K.F.).

Dans l'esprit de ce bouleversement social du Japon d'après-guerre, on crée, en 1953, une fédération nationale de kyûdô pour promouvoir et faire comprendre le kyûdô dans un monde moderne. Discipline aux valeurs altruistes et esthétiques capable d'approfondir et d'enrichir la vie des peuples, le kyûdô, devenant un sport, pouvait gagner en popularité. Il entre alors dans le programme des écoles, il y est pratiqué au niveau des clubs dans les lycées et les universités. La Fédération Japonaise de Kyûdô (All Nippon Kyûdô Federation), qui compte plus d'un demi-million de membres, a soutenu le développement du kyûdô en Europe. Les maîtres japonais se rendent régulièrement en Europe et, par leur enseignement, transmettent une pratique authentique. L'International Kyûdô Federation (I.K.Y.F.) a été créée en 2006 et inaugurée en 2007 à Tokyo. Evénement d'envergure,auquel a participé une grande majorité des pratiquants de la section kyûdô du SDK.

Historique de la section kyûdô du SDK : Le kyûdô a été introduit au SDK par Charles Stampfli, pratiquant de jûdô au SDK, au début des années 70 et jusqu'en 84, c'est Jean-Pierre Sacchi qui s'occupe de la section. Dès 1982, Erick Moisy se passionne pour cette discipline, étudie les bases durant 10 ans avant de se rendre au Japon, où il devient l'élève de Me Furusawa Hiromu, Hanshi 8e dan chez qui il est retourné tous les deux ans environ. Les dimensions requises pour la pratique ont fait émigrer la section kyûdô vers la salle de gymnastique de l'école Le Corbusier, dans le quartier de Malagnou.

Erick Moisy fait également partie de la direction technique de la Fédération Française de Kyûdô Traditionnel (F.F.K.T). A cet égard, la section kyûdô du SDK a une dimension frontalière et accueille autant de pratiquants suisses que français. En plus des 2x2 heures hebdomadaires, sept à huit stages annuels ont lieu durant les weekends offrant des occasions de rencontres et d'échanges entre pratiquants et enseignants de tous horizons.

Technique : Le kyûdô comporte un aspect sportif mais n'est pas un sport, il a une dimension spirituelle mais n'est pas une religion. On ne peut considérer la technique sans une certaine compréhension de l'énergie spirituelle. L'une ne peut fonctionner sans l'autre. L'acquisition de la technique se fait par le développement du continuum corps-esprit afin de travailler en harmonie avec l'arc. A l'inverse d'un arc occidental où l'on se concentre avant tout sur les bras et les épaules, avec l'arc japonais, l'attention est centrée sur la région située sous le nombril, le tanden. La vitalité et l'énergie du tireur viennent de ce point, créant le sentiment d'être parfaitement centré et une impression de bien-être.



Chaque mouvement du tir se fond dans la respiration, dans la continuité d'un tout inséparable. Les mouvements du tir trouvent leur résolution au moment de l'extension complète, lorsque l'archer se trouve, dans tous les sens du terme, physiquement et mentalement, au centre de la courbe de l'arc. Dans cet état de complète extension, tous les équilibres physiques et mentaux doivent être réalisés pour permettre un lâcher correct. Au plus haut degré de perfection de sa pratique l'archer s'attache à laisser se faire " le lâcher " lorsque l'énergie atteint son point culminant, la corde s'arrachant au gant et propulsant la flèche dans un mouvement spontané et naturel. La pleine extension et le lâcher sont les moments où l'équilibre physique, mental et spirituel de l'archer est le plus vulnérable. A ce moment la cible devient le miroir de l'âme de ce dernier. Bien que la compétition et l'aspect sportif constituent une part importante de l'entrainement, le but ultime du kyûdô est la recherche de la Vérité, de la Bonté et de la Beauté
(Shin Zen Bi).


Enseignement : Erick Moisy (Renshi 6e dan), assisté par Mireille Legrois (5e dan) et Laurence Wiedmer (5e dan).

  • Interview avec Erick Moisy sensei, l'occasion de découvrir le kyûdô
  • "Petit miracle au pays du Soleil Levant", témoignage d'une belle expérience de kyûdô



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